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Effets bénéfiques et limites de la Vitamine D sur les lésions précancéreuses prostatiques

Date de publication : 31/08/21

ThèmesVie et santé 

Les travaux menés par Daniel Metzger et Gilles Laverny, chercheurs à l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC), ont permis d’identifier les différents types cellulaires présents aux phases précoces du cancer de prostate. En combinant des approches génétiques et génomiques, ils ont mis en évidence les effets thérapeutiques d’un analogue de la Vitamine D, ainsi que les mécanismes limitant son efficacité pour la prévention de ces cancers. Publiés dans la revue Science Advances, ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour la prise en charge des patients.

Le cancer de la prostate est le cancer viscéral masculin le plus fréquent et la deuxième cause de mortalité par cancer dans les pays industrialisés. Les traitements chirurgicaux des formes localisées permettent la guérison d’un grand nombre de patients, mais peuvent affecter leur qualité de vie. Cependant, les options thérapeutiques des phases avancées sont limitées par l’apparition de résistances aux traitements. Ce cancer se développant sur plusieurs décennies, des stratégies ralentissant ou prévenant l’apparition de tumeurs agressives sont envisageables afin d’éviter des interventions chirurgicales et la résistance aux thérapies.

Des études cliniques ont montré que de faibles niveaux circulants de vitamine D corrèlent avec l’apparition et la sévérité des tumeurs prostatiques. Bien que la Vitamine D possède de puissants effets anti-inflammatoires et antiprolifératifs, les traitements à base de vitamine D ou d’analogues se sont révélés peu efficace lors d’essais cliniques.

Un nouveau sous-type cellulaire responsable de l’évolution tumorale

Dans cet article, Daniel Metzger et Gilles Laverny ont cartographié les différents types cellulaires présents dans les lésions précancéreuses de modèles murins de cancer de la prostate, à l’aide de techniques de pointe permettant de caractériser l’expression génique à l’échelle de cellules uniques. Ils ont ainsi identifié un nouveau sous-type cellulaire responsable de l’évolution tumorale. De plus, les chercheurs ont mis en évidence qu’un analogue de la vitamine D induisait la mort de ces cellules, mais qu’il activait également des voies de survie et de prolifération dans certaines d’entre elles, entrainant une résistance au traitement.

Cette étude met en évidence la complexité cellulaire des lésions précancéreuses, ainsi que l’efficacité et les limites des stratégies préventives basées sur l’utilisation d’analogues de la vitamine D, et ouvre de nouvelles perspectives pour la prise en charge des patients.

 

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