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Quelle politique pour une banque centrale face à des agents économiques qui prennent leurs désirs pour des réalités ?

Date de publication : 04/01/22

Thème(s) : Droit, économie et gestion 

[The Conversation] Trop de confiance des agents dans leur information privée mène à une coordination trop faible de leurs choix. La banque centrale peut contrer cet effet en modulant la transparence de sa communication.

La politique monétaire des banques centrales consiste pour une large part à gérer les anticipations des agents économiques. La politique de forward guidance (guidage prospectif) constitue ainsi un exemple emblématique d’instrument de gestion des anticipations : en divulguant des informations sur sa politique future, la banque centrale vise à influencer les anticipations du marché sur les taux directeurs futurs – et par conséquent sur les taux d’intérêt à long terme des banques – ainsi que les anticipations d’inflation des entreprises.

Or, les anticipations des agents se caractérisent souvent par une confiance excessive, possiblement en réponse à des considérations clairement motivées. Dans le cas des entreprises, leurs dirigeants peuvent en effet être tentés d’interpréter tendancieusement les informations dont ils disposent de manière à conforter leur optimisme, qui leur laisse espérer des profits plus élevés.

Par exemple, ils peuvent de façon plus ou moins consciente choisir de moduler leurs croyances, en attribuant à leurs informations ou à leur capacité de les traiter plus de qualités qu’elles ne possèdent réellement, de manière à rendre leurs prévisions plus avantageuses, quoique moins réalistes.

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